mardi 18 avril 2017

vivre à Frandisco...

un univers imaginaire

Frandisco est une ville, une ville de carton et de bande adhésive... un univers particulier, issu de l'imagination de Marcel Schmitz. Cet artiste a longtemps dessiné des villes tentaculaire avant de les ériger sous forme d'une métropole couvrant 50 mètres carré. Un tissu urbain dense, fait de tours, d'édifices religieux, d'hôtels et de casinos, de stades et de centrales énergétiques... 



Des avions sillonnent le ciel et des transports publics y assurent une mobilité optimale. Frandisco est une utopie. "Vivre à Francisco" est une exposition et une oeuvre en progrès, un chantier ouvert mené par Marcel Schmitz et le dessinateur Thierry Van Hasselt. Ce dernier recueille de la bouche de Martin le récit de cette ville et en tire une bande dessinée, d'un graphisme épuré et remarquablement maîtrisé, dont il expose les planches dans la salle des machines du BRASS, à Forest. En résidence au BRASS, les artistes développent, agrandissent et enrichissent cette cité, se nourrissant mutuellement de leur expérience vécue et de leur savoir-faire artistique. Le tout est une oeuvre étonnante, un exemple de symbiose entre un art brut, d'un artiste que l'on dit "différent", et un art graphique et éditorial en parfaite adéquation avec l'architectonique de Frandisco.


 
 



 



 



mardi 7 mars 2017

l'expédition vers Milibangalala

  le départ et la réserve


En fait d'expédition, il s'agit d'un week-end (3 au 5 février) sur la côte bordant la réserve naturelle de Maputo... au programme, camping, plage, et pêche... au passage, on a peut être la chance de voir quelques bestioles : des éléphants, entre autres. Car la réserve, est la seule réserve d'éléphants de la province de Maputo. On s'élance en 4x4 (indispensable ici) d'abord sur une route nationale de récente facture - puis sur des pistes longeant la route que des entreprises chinoises construisent... pour éviter le ferry de Catembe (bondé) on fait le détour par Boane pour pénétrer dans la réserve par la "West Gate"... 



On passe devant un temple hindou...qui est en voie d'agrandissement, la communauté hindoue est certes petite, mais semble active.

Dans la réserve, on voit peu d'animaux... le tout est de ne pas s'enliser dans les pistes sablonneuses... Cependant, on découvre au loin deux éléphants et un Gnou, et l'on voit passer une mangouste, et quelques céphalophes (une sorte de petit ruminant). A part cela, les oiseaux abondent : cigognes, hérons, marabouts, flamants, aigrettes, garde-boeufs, martins-pêcheurs... 





le camping

on s'organise tant bien que mal, dans un camping "semi-organisé", c'est à dire "sauvage" mais quasiment institutionnalisé. Les tentes sont placées sous des bosquets, à l'abri du soleil... on se démerde comme on peut en construisant une installation de douche et en comptant sur les latrines du lieu...

 
 














 

 

la plage

la plage au petit matin, on assiste au lever du soleil, en compagnie des crabes... la journée, on pêche au lancer... je ne sais plus quel poisson, mais on comptera quelque 50 prises.




































mercredi 15 février 2017

Mozambique 2017 - Maputo - Musée d'histoire naturelle

Lors de sa création en 1913 par le capitaine Alberto Graça, le musée était installé dans une dépendance de l'école voisine, dénommée au temps colonial "9 octobre" (aujourd'hui l'école secondaire Josina Machel), il fut transféré quelques années après à la Vila Joia, à proximité du jardin Tunduru...mais ce n'est qu'en 1928 qu'il fut installé dans l'élégant édifice de style pseudo-manuelin, situé sur la Place des Découvertes (aujourd'hui place Travessia do Zambeze), comme musée provincial. Il n'acquit son statut de musée dépendant de l'Institut de Recherche scientifique de Mozambique qu'en 1959. Au moment de l'indépendance, ce musée avait vocation d'être un pôle de recherche régional sur la faune en maintenant des collections de référence sur la faune, tant terrestre que maritime. Mais 42 ans après, le visiteur non prévenu serait déconcerté par la décrépitude du lieu. Rien n'a changé sur le plan muséographique et le bâtiment a subit les ravages du temps : infiltrations et humidité ne contribuent pas à la préservation des animaux empaillés. Il faut reconnaître que la scénographie centrale, représentant de manière dramatisée, l'écosystème des savanes africaines, où l'on voit les prédateurs - lions, guépards, léopards s'acharner sur leurs proies, parmis les antilopes, gazelles, impalas et girafes, ne manque pas d'intérêt. Pièce rare : une collection d'embryons et foetus d'éléphants...intéressante monstration d'une gestation de 20 mois. Sinon, sur les galeries supérieures et les salles annexes, la faune maritine, poissons et invertébrés, ainsi quz serpents et reptiles sont visibles en vitrines et bocaux...mais le tout - particulièrement les collections d'insectes - est sérieusement menacé...et l'on a peine à voir les papillons aux ailes défraichies, les coléoptères lentement ravagés par les moisissures ou les acariens ... Des efforts sont cependant consentis pour tenter de préserver ce patrimoine et une association des amis du musée s'est constitué. Les bâtiments recèlent aussi quelques collections ethnographiques : on peut y voir les masques traditionnels des Makondes, et des objets usuels des différentes cultures mozambicaines. Mais ici encore, la didactique laisse à désirer... on est loin de l'ethnographie actuelle.  


Le musée a fêté en 2013 son centenaire : c'est l'occasion d'un blog tenu par Venda Muhumane

quelques photos :









mardi 14 février 2017

Mozambique 2017 - Maputo - Baixa (2)

Les ruelles du bas de la ville de Maputo...






Mozambique 2017 - Maputo

Traces anciennes

Le bas de la ville de Maputo, quartier que l'on nomme "Baixa", était anciennement le coeur de la ville : le marché municipal, la gare, le port et ses 'innombrables commerces et bar plus ou moins interlopes faisait du quartier un endroit chaud et à ne fréquenter qu'avec prudence...aujourd'hui, le quartier est toujours aussi populeux, mais les bâtisses anciennes, à l'architecture désuète des colonies portugaises, font place à d'imposants building de la Banque du Moçambique, du Ministère des affaires étrangères, ou des hôtels luxueux...Il n'empêche que le quartier garde un certain charme...malgré la décrépitude des immeubles de rapport ou de bâtiments administratifs hantés par des fonctionnaires nonchalants et de files d'administrés armés de patience... un aperçu très partiel des lieux.

l'antique forteresse de Maputo, aujourd'hui un musée historique de l'ère coloniale.

 


à l'arrière-plan, les batiments de la Banco de Moçambique...

vue du toit d'un bâtiment adiministraif